Changer radicalement de vie, ne pas tout maîtriser, accepter les échecs et subir les accidents industriels, et puis faire de belles rencontres, c’est un peu tout ça que j’ai vécu depuis trois ans.
Un flash-back s’imposera, rassurez-vous, il ne sera pas trop long. J’ai remarqué que les gens n’aiment pas qu’un ami étale son malheur, ça les rend mal à l’aise, ils ont peur que ça leur file la poisse. Je les comprends, je ferais pareil.Seulement, l’ami qui n’a pas vécu que des choses agréables depuis trois ans, en l’occurence, c’est moi. Remarquez, il y a toujours pire, c’est ce que l’on se dit pour se rassurer. Et au fond, le but n’est pas de se plaindre, mais d’avancer.
Pour la faire courte, il y a trois ans, j’ai eu un ras le bol de ma vie parisienne, ça couvait depuis un certain temps. Ce mal-être déteignait sur ma famille, ma femme et mon fils. J’étais devenu chiant et bougon. Il fallait agir. Alors, le projet d’une vie meilleure s’est fait jour, là-bas, tout en bas, dans le sud. Sous le soleil de la Provence. Bille en tête, nous avons tout quitté, on a filé sans se retourner dans le Var. Au chaud, pour une nouvelle aventure. Adieu Paris, travail de plus en plus ingrat, clients compliqués et pas reconnaissants, quotidien gris…
Et puis là, c’est la sortie de route, le projet ambitieux qui devait me rendre heureux, me rapprocher de ma femme et de mon fils, en un mot m’équilibrer, a volé en éclat.
Ici je m'arrête, je ne vous en dis pas plus pour le moment, ce serait trop long, ça va vous fatiguer et vous ne reviendrez plus me lire.
Donc, après pas mal de déboires, et tout n’est toujours pas résolu, loin s'en faut, je me suis mis à l’écriture, il y a maintenant un an et demi. Un premier manuscrit inachevé, un second, lui aussi tout aussi inachevé, et puis miracle le troisième fut le bon et il sera finalement bouclé au mois de mai 2015.
Ce premier livre devait s’appeler « Dominique », il a changé de titre pour devenir, « Une maîtresse encombrante ». Après une première vague infructueuse de recherche d’éditeurs, une vingtaine d’envois jusqu’en septembre 2015, je décide de me replonger dans le manuscrit sur les conseils d’une amie qui a bien voulu m’accompagner dans la relecture du livre.Finalement, ce travail de réécriture a duré jusqu’en février 2016 où je tente une nouvelle vague d’éditeurs, que j’estime mieux « ciblés », une dizaine pour être précis. Là, j’attends, inquiet, parfois désespéré, perclus de doutes. Les premières réponses négatives arrivent en ce moment. D’un naturel optimiste, je m’accroche au silence des autres que je vois comme une bonne augure… Et puis, je me lance dans l’auto-publication, parce qu’il faut bien avancer.
Aujourd’hui, c’est un peu tout ça que je veux partager avec vous. Cette expérience, avec mes erreurs, mes succès, mes doutes. A plusieurs, on est plus fort et il faut l'être pour avancer dans le monde dans lequel nous vivons. Bonne journée amies lectrices et amis lecteurs.
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